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“Une histoire de famille, Collection(s) Robelin” au MAC Lyon

Camille LAVAL 1 mai 2022
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La nouvelle exposition du Musée d’Art Contemporain de Lyon vient d’ouvrir ses portes, et croyez nous, ça en vaut le détour ! Plus de 250 œuvres qui occupent le premier étage du MAC Lyon, ça a commencé  le 20 avril et c’est jusqu’au 10 juillet prochain !

Chez les Robelin, la collection d’œuvres d’art est une véritable tradition

Tout a commencé avec François et Ninon, parents des actuels donateurs. Ninon Robelin a fondé la Galerie Bama et François a joué un rôle important dans la Galerie Nelson. Ceci a nourri la passion pour l’art contemporain chez le couple, et a poussé Anne-Marie et Marc Robelin (les collectionneurs exposés) à créer des liens avec des artistes qui durent dans le temps, en plus de simplement acheter des œuvres.

Marc et Anne-Marie Robelin collectionnent donc depuis des années, et possèdent une quantité d’œuvres assez impressionnante, celles-ci oscillant entre la peinture, la sculpture et la photo. Une histoire de famille occupe tout le premier étage du MAC et est divisée en 12 salles, alternant entre monographies et thèmes, artistes connus et d’autres un peu moins.

Notre voyage commence avec Galerie Bama / Fluxus. Fluxus est un mouvement qui consiste en l’assemblage d’objets trouvés, l’humour dérisoire ou la poésie. Erik Dietman, Georges Brecht, Robert Filliou et Tom Phillips sont exposés dans cette ouverture.

On poursuit avec la salle Annette Messager, connue pour ses enluminures. Son œuvre Gants-tête a d’ailleurs été choisie comme affiche de l’exposition.

Annette Messager, Gants-tête, 1999. 178 x 133 cm

Notre odyssée continue avec l’Abstraction, où l’on découvre notamment James Welling, pour ensuite retrouver les belles couleurs de Bernard Frize, puis rêver devant le ciel étoilé de Thomas Ruff dans la pièce Lumière/Noir et Blanc, qui présente aussi de belles œuvres de Jean-Marc Bustamante. On part ensuite à la rencontre de Thomas Schütte et de ses nus, masques et dessins pour poursuivre avec des portraits, notamment les Combattants d’Eric Poitevin.

A gauche James Welling, Dégradé, 2005 et à droite Thomas Ruff, Substrat 19, 2003. 205 x 130 cm

L’architecture prend le relais avec encore James Welling et Thomas Ruff mais aussi Denis Pondruel et Günther Förg, on se retrouve avec Callum Innes en salle 9, important artiste abstrait dont l’œuvre est en couverture du catalogue de l’exposition. Dessins/Mots apparaît à la suite, laissant voir les œuvres d’Anne-Marie Schneider, Françoise Vergier et David Shrigley ; pour ouvrir sur la salle Olaf Holzapfel, une des préférées de la rédaction, et on termine par les paysages, de Thomas Struth, Eric Poitevin et Elger Esser, apaisants, mystérieux et dangereux tout à la fois.

Olaf Holzapfel, 3 in 1 Raum, 2011. 24 x 33 x 28 cm

En conclusion, une exposition très diverse qui reflète une riche collection(s), qui nous a fait découvrir de nouveaux artistes contemporains, nous a transporté dans différents univers le temps d’un voyage initiatique, réussi pour notre part.

Cette exposition est organisée en miroir avec celle d’Eric Poitevin – Invité qui se tient au Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Par ailleurs, si vous voulez en apprendre plus sur les artistes exposés, le Centre de Documentation du Musée est ouvert du mercredi au vendredi de 11h à 17h30 et possède de nombreux ouvrages sur ces derniers.

Propos de Camille LAVAL

*collection est au pluriel car l’exposition est composée d’œuvres issues de plusieurs collections différentes.

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