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Davy Sicard, un artiste qui navigue entre les styles musicaux

Infante.A 24 février 2021
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Auteur, compositeur, interprète, Davy Sicard est un musicien accompli. Alors que c’était le foot qui l’intéressait enfant, c’est par son père, qui travaillait pour un orchestre, que lui vient finalement cette autre passion.

Sa carrière débute en 1992, alors qu’un de ses amis lui propose de faire partie de son groupe, les “College Brothers” : le succès est au rendez-vous. Davy Sicard se prend au jeu et décide de ne plus quitter la scène. Lorsque le groupe remporte le prix RFI média, l’opportunité d’une tournée internationale leur est offerte.
L’aventure se termine en 1997 : le groupe se sépare et le jeune homme ne parvient pas à en fonder un autre. Il s’installe à Paris et assure en solo les premières parties de chanteurs aussi prestigieux que James Brown ou Césaria Evora.

En juin 2006, alors qu’il envisage de tout laisser tomber, Davy Sicard est remarqué par un manager. Très vite, il rencontre un succès certain : le public apprécie ses morceaux, subtils mélanges de blues, reggae, rock. S’il met son talent au service d’une recherche identitaire, sa volonté d’un retour aux racines n’exclue pas le brassage des cultures, bien au contraire : sa musique est avant tout métissée. Combinant instruments traditionnels et modernes, créole et français, il crée son propre style et compose des ballades dans le ton de la maloya, complainte des esclaves de la Réunion. Sa musique évoque le passé, ses albums racontent une histoire : Ker Maron, sorti en 2006, évoque la quête d’un homme à la recherche de ses origines.

Le sixième album de Davy Sicard, Bal Kabar sorti en juin 2020, fait écho à l’actualité et creuse l’histoire d’une île, La Réunion, qui est le terreau de son inspiration. Il invite à s’ambiancer comme à respirer un peu, mais toujours le poing levé. Comme rarement, on apprécie chez ce garçon charismatique la volonté d’éclairer son propos et sa musique. Ce Bal Kabar est un “condensé” de ce que le chanteur a fait jusqu’à présent. Principalement chanté en créole, il creuse la veine d’un maloya empreint de jazz et de soul.
“Chez nous, le bal est en rapport aux orchestres d’antan. Cela évoque la danse, le séga. Le kabar est le terme qui est associé aux soirées de maloya. Avec le temps, le kabar s’est élargit aux soirées musicales”, explique-t-il. Tout au long de ce disque, il y a quelque chose qui relève de la causerie.

Infante.A

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