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    La Bohème, de Puccini à l’Opéra Bastille

    20 mars 2014
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    La Bohème

    De Puccini

    Direction musicale de Daniel Oren

    Mise en scène de Jonathan Miller

    Maîtrise des Hauts de Seine et chœur d’enfants de l’Opéra de Paris

    Jusqu’au 11 avril 2014


    Opéra Bastille
    75011 Paris


    6820_2013-14-LABOH-039Jusqu’au 11 avril 2014

    Reprise de la mise en scène de Jonathan Miller avec Stéfano Secco (Rodolpho), Ludovic Tezier (Marcello), Maria Agresta (Mimi) et Brigitta Kele (Musetta). Triomphe à l’Opéra Bastille.

    C’est déjà la 93e représentation dans cette mise en scène de 1995. Elle est reprise à l’identique et fonctionne merveilleusement dans les décors réalistes de Dante Ferretti. Plein de petits détails vrais apparaissent dans des lieux authentiques : l’atelier mansardé du peintre, la brasserie parisienne, ou la rue recouverte de neige affichant la publicité Dubonnet sur les murs gardés par des policiers en uniforme.

    La rondeur de la puissante soprano Maria Agresta (entendue cette année dans I Puritani) séduit d’emblée. Elle interprète une Mimi frêle et délicate, toute en nuances, face à un Stefano Secco (entendu la saison dernière dans les Contes d’Hoffmann) extraordinaire. Le ténor incarne un Rodolfo sincère et émouvant, déchiré entre l’amour et la culpabilité. Il emplit la salle de son timbre clair et rayonne jusqu’à son cri ultime. Pour leur prise de rôle dans cette mise en scène, ils sont ovationnés à plusieurs reprises. 6822_2013-14-LABOH-056

    Le couple Brigitta Kele – Ludovic Tézier est très convaincant. La soprano (entendue l’an passé en Nedda dans Pagliacci) délivre des aigus admirables. Elle ne manque pas de hardiesse et sait jouer de ses jolies et longues jambes pour faire enrager notre baryton au meilleur de sa forme. Ludovic Tézier, déjà présent en 2009, enivre de joie le plateau. Il excelle autant en jaloux qu’en joyeux luron. Sa voix est d’une grande noblesse.

    Ante Jerkunica en Colline, Igor Gnidii en Schaunard et Matteo Peirone en Benoît sont des premiers choix dans des seconds rôles. Seul le troisième était déjà présent en 2009. Leurs timbres se marient admirablement au reste de la distribution.

    Daniel Oren dirige l’orchestre de l’Opéra d’une façon affable et semble très apprécié des musiciens qui l’applaudissent longuement. Il est abonné à cette production depuis 1999.

    Marie Torrès

    [Crédit photos : Opéra national de Paris/Julien Benhamou]

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