0 Shares 1042 Views

La Bohème, de Puccini à l’Opéra Bastille

20 mars 2014
1042 Vues
6821_2013-14-laboh-048_290_170

La Bohème

De Puccini

Direction musicale de Daniel Oren

Mise en scène de Jonathan Miller

Maîtrise des Hauts de Seine et chœur d’enfants de l’Opéra de Paris

Jusqu’au 11 avril 2014


Opéra Bastille
75011 Paris


6820_2013-14-LABOH-039Jusqu’au 11 avril 2014

Reprise de la mise en scène de Jonathan Miller avec Stéfano Secco (Rodolpho), Ludovic Tezier (Marcello), Maria Agresta (Mimi) et Brigitta Kele (Musetta). Triomphe à l’Opéra Bastille.

C’est déjà la 93e représentation dans cette mise en scène de 1995. Elle est reprise à l’identique et fonctionne merveilleusement dans les décors réalistes de Dante Ferretti. Plein de petits détails vrais apparaissent dans des lieux authentiques : l’atelier mansardé du peintre, la brasserie parisienne, ou la rue recouverte de neige affichant la publicité Dubonnet sur les murs gardés par des policiers en uniforme.

La rondeur de la puissante soprano Maria Agresta (entendue cette année dans I Puritani) séduit d’emblée. Elle interprète une Mimi frêle et délicate, toute en nuances, face à un Stefano Secco (entendu la saison dernière dans les Contes d’Hoffmann) extraordinaire. Le ténor incarne un Rodolfo sincère et émouvant, déchiré entre l’amour et la culpabilité. Il emplit la salle de son timbre clair et rayonne jusqu’à son cri ultime. Pour leur prise de rôle dans cette mise en scène, ils sont ovationnés à plusieurs reprises. 6822_2013-14-LABOH-056

Le couple Brigitta Kele – Ludovic Tézier est très convaincant. La soprano (entendue l’an passé en Nedda dans Pagliacci) délivre des aigus admirables. Elle ne manque pas de hardiesse et sait jouer de ses jolies et longues jambes pour faire enrager notre baryton au meilleur de sa forme. Ludovic Tézier, déjà présent en 2009, enivre de joie le plateau. Il excelle autant en jaloux qu’en joyeux luron. Sa voix est d’une grande noblesse.

Ante Jerkunica en Colline, Igor Gnidii en Schaunard et Matteo Peirone en Benoît sont des premiers choix dans des seconds rôles. Seul le troisième était déjà présent en 2009. Leurs timbres se marient admirablement au reste de la distribution.

Daniel Oren dirige l’orchestre de l’Opéra d’une façon affable et semble très apprécié des musiciens qui l’applaudissent longuement. Il est abonné à cette production depuis 1999.

Marie Torrès

[Crédit photos : Opéra national de Paris/Julien Benhamou]

Articles liés

Muriel Fagnoni et Julia Gai : « La fleur est une mise en abyme de l’éphémère et de la beauté de notre vie »
Art
83 vues

Muriel Fagnoni et Julia Gai : « La fleur est une mise en abyme de l’éphémère et de la beauté de notre vie »

Des œuvres connectées au floral et au végétal : voilà ce que nous propose le duo de curatrices Muriel Fagnoni et Julia Gai, fondatrices de la galerie d’art « quand les fleurs nous sauvent ». Leur intention est de...

Les saisons de Maia Flore by quand les fleurs nous sauvent
Art
107 vues

Les saisons de Maia Flore by quand les fleurs nous sauvent

Dès le 18 mars, le nouvel évènement « Les saisons de Maia Flore » de la galerie « quand les fleurs nous sauvent » invite à la rencontre intime entre l’artiste et la nature. Pour l’occasion, les curatrices Muriel Fagnoni et Julia Gai...

Les Césars 2021 – Critique d’un Divan à Tunis de Manele Labidi
Cinéma
112 vues

Les Césars 2021 – Critique d’un Divan à Tunis de Manele Labidi

La Cérémonie des Césars aura lieu le 12 mars 2021. À l’aube d’une édition particulière marquée par la crise sanitaire, nous avons décidé de vous offrir un tour d’horizon des films nommés ainsi que nos favoris. Installez-vous confortablement car,...