0 Shares 1879 Views

The Growlers – Beach Goth Tour 2018 – Elysée Montmartre

Axel Pommier 22 novembre 2018
1879 Vues

© JuanACMPF / source Wikipédia

De retour en France après 2 ans d’absence, les Growlers ont enflammé Paris à grands coups de surf rock et de pogos ce vendredi 9 novembre 2018. Récit d’une communion passionnée avec le public parisien.

Fidélité et équilibre

Pour l’avant-dernière date du Beach Goth Tour, avant l’ultime étape de Berlin, les Growlers ont posé leurs valises à Paris. C’est vêtu de salopettes étoilées que le groupe a investi la scène, en envoyant les premières notes de Night Ride. Dans un savant mélange entre passé et présent, le groupe a su électriser l’Elysée Montmartre en équilibrant parfaitement sa setlist : aux sons de l’album Chinese Fountain (2014) – le premier gros succès du groupe – répondaient les nouveaux titres de Casual Acquaintances (2018), entrecoupés des morceaux plus synthpop de l’album City Club (2016), produit par Julian Casablancas. Sans oublier de satisfaire les plus anciens fans du groupe, avec les cultes Empty Bones (2009) et Sea Lion Goth Blues (2010).

© Kelly Mallory

Montée en puissance et ambiance exaltante

Après 45 premières minutes de grande qualité, dans une veine surf rock héritée de leurs débuts, le concert a pris un tournant après la ballade When you were made. Au son d’Orgasm of Death, le groupe a lancé une seconde heure de haute voltige dans une salle survoltée. Le public se jetait frénétiquement dans des pogos d’une rare intensité, et continuait d’accompagner Brooks Nielsen sur fond d’ambiance garage rock et psychédélique.

Quand se sont enfin éteintes les lumières, le public a pu reprendre son souffle, pour un court instant. Ce repos fut stoppé net quand les Growlers, accompagnés de Kirin J Callinan, fantasque australien assurant la première partie du Beach Goth Tour, réinvestirent la scène pour clore le concert par le diptyque I’ll be around Going Gets Tough, soit les deux plus gros succès du groupe. Les solos de guitares à la sauce psychédélique d’I’ll be around, assurés par Callinan et Matt Taylor, combinés aux furieuses notes de synthé de Kyle Straka, lançaient le public sur la scène, vite réprimandé par la sécurité. Le concert s’est finalement achevé sur la ballade indé Going Gets Tough, où la communion avec le public fut maximale.

C’est l’image d’un groupe et d’un public satisfaits qui émane d’un concert où l’ambiance festive s’est parfaitement alliée à la qualité de la prestation. Gageons que les Growlers reviendront vite en France pour un nouvel album, et qu’ils investiront cette fois, comme en 2016 pour leur City Club Tour, les salles de province.

Axel Pommier

Articles liés

Élénie Sarciat : “Comme en danse, le mouvement permet d’ouvrir des possibilités de choix”
Spectacle
154 vues

Élénie Sarciat : “Comme en danse, le mouvement permet d’ouvrir des possibilités de choix”

Rencontre post-événement avec la danseuse Élénie Sarciat, grande gagnante des Prix de l’ICART 2021 : tremplin artistique destiné aux jeunes artistes émergents sur le territoire girondin. Elle revient ici sur sa performance et nous confie son rapport au mouvement,...

Réouverture de Fluctuart : 500 m2 de terrasse et rooftop en plein air
Agenda
148 vues

Réouverture de Fluctuart : 500 m2 de terrasse et rooftop en plein air

Fluctuart à ciel ouvert ! Le centre d’art urbain situé au pied du Pont des Invalides inaugure sa terrasse, avec un espace de plus de 500 m2 au fil de l’eau, un nouveau terrain de jeu pour les artistes....

Jean-Luc Valembois : “Chaque année, je parcours plus de 200 000 km à travers l’Europe pour acheter des œuvres”
Art
193 vues

Jean-Luc Valembois : “Chaque année, je parcours plus de 200 000 km à travers l’Europe pour acheter des œuvres”

Chaque année, Jean-Luc Valembois parcours l’Europe à la recherche de pièces uniques sur le thème de l’art cynégétique du 19ème siècle. Rencontre avec un chercheur d’art qui a fait de sa passion, son métier.  Pouvez-vous vous présenter ? Jean-Luc...