0 Shares 3481 Views

    The Growlers – Beach Goth Tour 2018 – Elysée Montmartre

    Axel Pommier 22 novembre 2018
    3481 Vues

    © JuanACMPF / source Wikipédia

    De retour en France après 2 ans d’absence, les Growlers ont enflammé Paris à grands coups de surf rock et de pogos ce vendredi 9 novembre 2018. Récit d’une communion passionnée avec le public parisien.

    Fidélité et équilibre

    Pour l’avant-dernière date du Beach Goth Tour, avant l’ultime étape de Berlin, les Growlers ont posé leurs valises à Paris. C’est vêtu de salopettes étoilées que le groupe a investi la scène, en envoyant les premières notes de Night Ride. Dans un savant mélange entre passé et présent, le groupe a su électriser l’Elysée Montmartre en équilibrant parfaitement sa setlist : aux sons de l’album Chinese Fountain (2014) – le premier gros succès du groupe – répondaient les nouveaux titres de Casual Acquaintances (2018), entrecoupés des morceaux plus synthpop de l’album City Club (2016), produit par Julian Casablancas. Sans oublier de satisfaire les plus anciens fans du groupe, avec les cultes Empty Bones (2009) et Sea Lion Goth Blues (2010).

    © Kelly Mallory

    Montée en puissance et ambiance exaltante

    Après 45 premières minutes de grande qualité, dans une veine surf rock héritée de leurs débuts, le concert a pris un tournant après la ballade When you were made. Au son d’Orgasm of Death, le groupe a lancé une seconde heure de haute voltige dans une salle survoltée. Le public se jetait frénétiquement dans des pogos d’une rare intensité, et continuait d’accompagner Brooks Nielsen sur fond d’ambiance garage rock et psychédélique.

    Quand se sont enfin éteintes les lumières, le public a pu reprendre son souffle, pour un court instant. Ce repos fut stoppé net quand les Growlers, accompagnés de Kirin J Callinan, fantasque australien assurant la première partie du Beach Goth Tour, réinvestirent la scène pour clore le concert par le diptyque I’ll be around Going Gets Tough, soit les deux plus gros succès du groupe. Les solos de guitares à la sauce psychédélique d’I’ll be around, assurés par Callinan et Matt Taylor, combinés aux furieuses notes de synthé de Kyle Straka, lançaient le public sur la scène, vite réprimandé par la sécurité. Le concert s’est finalement achevé sur la ballade indé Going Gets Tough, où la communion avec le public fut maximale.

    C’est l’image d’un groupe et d’un public satisfaits qui émane d’un concert où l’ambiance festive s’est parfaitement alliée à la qualité de la prestation. Gageons que les Growlers reviendront vite en France pour un nouvel album, et qu’ils investiront cette fois, comme en 2016 pour leur City Club Tour, les salles de province.

    Axel Pommier

    En ce moment

    Articles liés

    Le FUP : Festival d’Humour de Paris du 18 au 20 juin 2026
    Agenda
    146 vues

    Le FUP : Festival d’Humour de Paris du 18 au 20 juin 2026

    Le FUP c’est Le Festival d’Humour de Paris. Le plus grand événement humour de France. Chaque année depuis 2015, le Festival d’Humour de Paris revient à Bobino, mais cette fois-ci, pour célébrer un événement exceptionnel : son 10e anniversaire...

    Ce week-end à Paris… du 12 au 14 juin
    Art
    394 vues

    Ce week-end à Paris… du 12 au 14 juin

    Art, spectacle vivant, cinéma, musique, ce week-end sera placé sous le signe de la culture ! Pour vous accompagner au mieux, l’équipe Artistik Rezo a sélectionné des événements à ne pas manquer ces prochains jours ! Vendredi 12 juin...

    “SIRENS” d’Ellen Antico : une exposition qui met la domestication des monstres en péril
    Art
    159 vues

    “SIRENS” d’Ellen Antico : une exposition qui met la domestication des monstres en péril

    La Galerie Ruttkowski;68 présente les travaux d’Ellen Antico, une artiste australienne née en 1989 à Sydney. L’artiste crée dans l’effervescence de Brooklyn, un quartier de New York. À l’occasion de cette troisième exposition personnelle à la galerie, l’artiste dévoile...