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The Last Man On Earth : le retour magistral de Wolf Alice

Julie Wafflart 5 mars 2021
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© Jordan Hemingway

Le 24 février dernier, Ellie Rowsell et Theo Ellis du groupe Wolf Alice étaient les invités d’Annie Mac sur la BBC Radio 1 pour dévoiler en avant-première The Last Man On Earth, un nouveau titre qui annonce un album puissant et musicalement riche. 

Trois ans après avoir remporté le Mercury Prize du meilleur album de l’année avec Visions of a Life (2017), le groupe britannique revient avec un troisième album intitulé Blue Weekend qui sortira le 11 juin 2021. Un album qui se veut prometteur avec ce premier titre The Last Man On Earth.

Le morceau commence en douceur avec la voix chuchotée d’Ellie Rowsell et un piano, puis dévoile au fur et à mesure de nombreuses sonorités. À partir de la seconde partie du titre, la vitesse et le ton changent avec l’entrée graduelle du batteur Joel Amey, du guitariste Joff Oddie et du bassiste Theo Ellis. Ce déploiement de sons et de textures donne une nouvelle hauteur et de la profondeur au morceau. Le grand final, provoqué par la voix intense d’Ellie Roswell et les explosions de sons, est à la fois magistral et majestueux. The Last Man On Earth s’apparente à un glam rock cosmique et rappelle Life On Mars? de David Bowie. Rien que ça. 

Les sonorités cosmiques jouées au piano et au synthétiseur nous invitent à fuir la réalité et à s’élever vers le ciel. Le morceau a un côté divin, spirituel et libérateur, qui provoque une grande émotion. La voix à la fois apaisante et puissante d’Ellie Roswell, les chœurs, et les explosions de sons réussissent à nous couper du monde et à nous laisser seul, perdu dans nos pensées et face à notre solitude. Le temps est suspendu, plus rien ne compte. Cette solitude contemplative crée un moment d’absence. Wolf Alice chante d’ailleurs :  “You were the first person here. And the last man on the Earth”, puis : “and when your friends are talking, you hardly hear a word”, paroles qui décrivent bien la sensation de solitude ressentie lorsque le morceau commence. 

Comme le souligne Ellie Rowsell, The Last Man On Earth évoque “l’arrogance des humains” et émet une critique sur notre envie égoïste de toujours vouloir trouver une signification à notre existence et de toujours vouloir expliquer quelque chose par rapport à nous-même. D’un autre côté, Wolf Alice nous invite à nous retrouver dans les paroles et à nous les approprier. 

Ce 24 février, le groupe britannique a également dévoilé le clip de The Last Man On Earth, un clip dramatique en noir et blanc qui renforce la poésie du texte et l’intensité musicale du morceau. 

 

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