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Vincent Niorthe : “La musique n’a pas de frontière, elle est universelle”

Elise Marchal 17 juillet 2020
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Vincent Niorthe à la Terrasse 14 © alizeelarochelle

L’été promet d’être animé par  la vibrante Afro Latino House du DJ Vincent Niorthe. La région bordelaise n’a pas fini de vous dévoiler ses talents ; rencontrons cet épicurien qui nous fait aujourd’hui le plaisir de répondre à nos questions.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Vincent Niorthe, j’ai 32 ans, je suis né et j’ai grandi sur le bassin d’Arcachon, on peut donc dire que je suis un pur produit d’ici.
J’ai rencontré mon épouse au lycée, nous nous sommes mariés et avons fondé notre famille. Concernant mon parcours professionnel, j’ai étudié sur Bordeaux afin de décrocher une licence en domotique et électrodomestique. Puis, j’ai travaillé au sein de sociétés spécialisées dans la fabrication de composants informatiques et d’accessoires avec des postes à responsabilités à l’étranger.

Comment es-tu devenu DJ ?

Je suis tombé dedans très tôt, vers l’âge de 14 ans.
J’ai de la famille dans le milieu de la nuit à Marbella et Malaga en Espagne, c’est d’ailleurs mon oncle qui m’a expliqué les bases du djing. J’y ai rapidement pris goût et c’est alors devenu ma passion.

Pourquoi avoir choisi la musique comme discipline artistique ?

J’ai choisi cette discipline pour la puissance de la musique. Peu importe le style, un bon morceau va mettre l’ambiance, faire bouger les gens et transmettre des émotions et ça quelle que soit la couleur de peau ou les origines. La musique n’a pas de frontières, elle est universelle.

Vincent Niorthe © titi

Quelles sont tes influences artistiques ?

Comme ma mère est née en Andalousie, j’ai grandi au son et au rythme du flamenco. Les groupes utilisent beaucoup le Cajón, un instrument à percussion. De l’autre côté, mon père écoutait beaucoup de jazz et de blues. Le style “afro” est la base de toutes les musiques : jazz, disco, funk, rap, hip-hop, etc. L’Afro house c’est donc la synthèse de mes influences et ça plaît beaucoup car c’est un style de musique avec une base de percussions. Que l’on écoute du “JUL” ou du Laurent Voulzy, on peut dire que l’afro house met tout le monde d’accord.

Tu fais de l’afro/latino house, comment as-tu trouvé ton style ?

Lorsque j’étais jeune, j’ai de suite accroché sur le label de Bob Sinclar intitulé Africanism !
Quelle idée de génie. S’approprier et remettre sur le devant de la scène ce style de musique avec l’organisation d’un label, c’est énorme. Gros coup de cœur pour leur dernière collaboration avec le groupe italien Dual Beats et leur nouveau son “Deja que llora”.
J’ai aussi grandi et construit ma culture musicale avec le label anglais Defected, qui a d’ailleurs complètement explosé depuis ces 5 dernières années. J’aime beaucoup le label Union Records de Peppe Citarella mais aussi les producteur et DJ : Mijangos, Saliva Commandos, Gregor Salto, DJ Gregory, Dennis Cruz, Ninetoes, Emanuele Esposito…
Énorme pensée également à Pablo Fierro.

Quelle technique utilises-tu et avec quel matériel ?

Très jeune, j’ai pu m’acheter du matériel en travaillant en tant que saisonnier. À 14 ans, j’avais déjà mes platines Numark Axis 9 et mon système son. J’aime bien travailler avec la marque américaine Numark, je trouve que les produits sont bien pensés avec des finitions de qualité et les prix sont corrects.
Concernant la technique, il faut venir me voir jouer.

Tu joues en ce moment au Hangar 14 à Bordeaux, jusqu’à quand peut-on venir te voir jouer ?

Vous pouvez me retrouver du mardi au samedi à partir de 17h au magnifique bar éphémère “Terrasse 14” sur les quais de Bordeaux (Hangar 14) jusqu’au 30 août. Il s’agit d’un grand rooftop de 600 m² avec une vue imprenable sur Bordeaux, sa Garonne et le nouveau Pont Chaban-Delmas.
Vous pouvez également venir me voir jouer chaque dimanche soir à partir de 17h au bar/restaurant “La Siesta” situé à Biscarrosse plage.
Face à l’océan et les pieds dans le sable, le spot est parfait pour passer un excellent moment. L’équipe et la qualité de service sont à la hauteur de la beauté de ce lieu magique.

Vincent Niorthe à la Siesta – Biscarrosse © Celia Ricard

As-tu d’autres projets à venir ? Quelle est ton ambition ?

On m’a récemment proposé de jouer à Majorque. Mais avec les règles sanitaires les clubs ne sont pas encore opérationnels.
Sinon, je vais faire la première partie du groupe “Chinese Man” le 25 juillet à La Siesta à Biscarrosse.
Prochainement, je souhaiterais jouer à L’Iboat et à Darwin.

Qu’est-ce qui compte pour toi dans ta carrière d’artiste ?

Selon moi, il y a deux choses importantes : trouver le bon compromis entre jouer son propre style dans des endroits appropriés avec la communauté qui s’y prête et réussir à concilier la vie nocturne avec sa vie de famille.
J’ai 3 jeunes enfants qui ne sont pas très fans des grasses matinées !

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Propos recueillis par Elise Marchal

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