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    L’art aborigène fait son entrée à La Biennale Paris 2019

    5 septembre 2019
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    Ningura Napurrula, (c.1938 - 2013), Site of Wirrulnga (2005)

    Pour la première fois une galerie exclusivement dédiée à l’art aborigène est présente à la Biennale de Paris. Aborigène Galerie exposera des pièces exceptionnelles tant par leurs qualités plastiques que pour leur intérêt historique ou ethnographique.

    Des œuvres et artefacts traditionnels d’intérêt muséal collectés dans les années 1930 à 1960. Notamment des peintures sur écorce en pigments naturels dont une œuvre de Nym Bunduk, collectée dans la région de Port Keats dans les années 1950 (Territoire Nord de l’Australie) et provenant des collections de l’ethnologue et expert Arthur Palmer. Seront également proposées des artefacts tels une hache en pierre, bois, tendon de queue de kangourou et cheveux humains collectée dans les années 1930 en terre d’Arnhem, ou encore un objet magique (faiseur de pluie) en nacre gravée.

    Des œuvres des années 1970 de précurseurs de l’art aborigène contemporain. Les premières peintures réalisées sur toile par des artistes aborigènes datent de 1971, année qui marque les débuts de ce que l’on appelle l’art aborigène contemporain. La galerie exposera l’une des rares toiles peinte cette même année par celui qui est considéré comme le précurseur de ce mouvement : Kaapa Tjampitjinpa (c. 1920-1989). D’autres œuvres datant de la même décennie et provenant aussi du désert central seront présentées, dont une toile de 1972 de Billy Stockman et une autre de 1976 de Tommy Jagamara.

    Judy Watson Napangardi (1925-2016) – Mina Mina Jukurrpa – 2008 152x240cm

    Des œuvres de femmes qui figurent parmi les artistes aborigènes les plus cotées aujourd’hui. Ningura Napurrula (c.1938-2013), auteur de la fresque monumentale du 1er étage du Musée du quai Branly et Judy Watson Napangardi (1925-2016), qui sont deux représentantes majeure de l’art aborigène contemporain et dont les œuvres figurent dans les plus prestigieuses collections.

    Zoom sur une des œuvres remarquables présentées par Aborigène Galerie

    Ce tableau date de 1971, année qui marque la naissance de l’art aborigène contemporain, dans la communauté de Papunya, sous l’impulsion du professeur Geoffrey Bardon. Il s’agit de l’un des premiers tableaux peints sur toile par un artiste aborigène. Peut-être même le premier. Le Professeur Geoffrey Bardon a lui-même rédigé une description de cinq pages de cette toile de l’artiste Kaapa Tjampitjinpa (c. 1920-1989).

    « Ce tableau de Kaapa Tjampitjinpa est ordonné et équilibré. Il se conforme aux traditionnelles symétries de l’art Anmatjira Aranda dont il ne diffère des formes tardives de représentation que par la diagonale qui sépare les deux thèmes, masculin et féminin, dans le rituel de l’esprit du serpent. Cette toile intitulée ‘Man and Woman’s Snake and Bush Tucker Dreaming’ (Le rêve du serpent de l’homme et de la femme et des fruits du bush) se distingue par la ligne diagonale qui représente une lance. Elle sépare la partie gauche, sur laquelle figurent des motifs masculins (propulseur de lance, bouclier, boomerang, bâton de chasse), de la partie droite du tableau, qui représente des groupes de quatre femmes assises autour de trous d’eau avec des bâtons à fouir. (….) L’opportunité qui fut donnée à Kaapa de peindre cette œuvre sur une toile résulte de ma nouvelle amitié avec lui ainsi que de mon admiration pour sa merveilleuse détermination et du perfectionnement de ses qualités picturales dans les derniers mois de l’année 1971. »

    Extrait de la description du tableau par Geoffrey Bardon.

    À propos de Aborigène Galerie

    Jeune galerie parisienne située au cœur du quartier de Saint-Germain-des-Prés, Aborigène Galerie a ouvert ses portes en 2016, au 46 rue de Seine, et est exclusivement dédiée à l’art aborigène d’Australie. Elle a été créée et est dirigée par Nicolas Andrin, expert international depuis 20 ans, commissaire d’exposition et signataire de la charte éthique australienne “The Indinegious Art Code”. Au fil des voyages qu’il effectue régulièrement en Australie depuis 1999, Nicolas Andrin a noué des relations privilégiées avec les communautés aborigènes et les grands artistes d’aujourd’hui, qui l’ont initié aux croyances de leurs peuples ainsi qu’au langage des signes magiques et sacrés que l’on retrouve dans leurs œuvres. Il a participé a de nombreux films et ouvrages sur l’art et la culture aborigène. Il est notamment coauteur du livre de référence bilingue français-anglais Thali. Art contemporain aborigene / Contemporary aboriginal art (Ed. Somogy. 2012).

    [ Source : communiqué de presse ]

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