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    Vie et mort de mère Hollunder – Théâtre du Rond-Point

    27 septembre 2019
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    C’est trop dur d’être une femme, on a perdu le mode d’emploi. Mère Hollunder est ronde, bonhomme. À son cou, en bandoulière, un appareil photo. Elle fixe au présent les visages qui passent, femmes ou jeunes filles. Elle se raconte à elles.

    Dans ce solo, portrait d’une dame ordinaire, figure de l’ombre mais femme forte, Jacques Hadjaje rend grâce aux héroïnes sans gloire. À celles qui refusent la complaisance et les sanglots, qui disent « non » sans haine, à l’injustice et à la bêtise des hommes. Il dresse le portrait joyeux d’une femme simple et libre.

    Chez elle, ça sent l’eau de Cologne et la poussière. Dans sa robe couleur d’automne, vieux tweed à carreaux clairs, Mère Hollunder est ronde, bonhomme. Autour d’elle, des poules, un magnétophone. À son cou, en bandoulière, un appareil photo. Elle fixe au présent les visages qui passent, exige des sourires de ses modèles, femmes ou jeunes filles. Elle se raconte à elles. Sa vie, son homme, Jacob, et quelques autres, petits mâles dominants qu’elle a croisés. C’est une vie de femme d’un autre temps que Jacques Hadjaje écrit et incarne. La fête d’une femme simple et libre. Malicieuse et revêche, elle a appris à dire « non », trois lettres devenues ses préférées. Elle transmet sa liberté.

    En 2014, la troupe de Jean Bellorini, directeur du Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis, présente au Rond-Point Paroles gelées d’après Rabelais, qui remporte deux Molières. Un an plus tôt, la même troupe crée Liliom de Ferenc Molnár, où apparaît Mère Hollunder, second rôle incarné déjà par Jacques Hadjaje. Avec son metteur en scène, le comédien reprend aujourd’hui les habits désuets du personnage pour lui donner vie. Dans ce solo et portrait d’une dame ordinaire, figure de l’ombre mais femme forte, l’écrivain, pédagogue et metteur en scène Jacques Hadjaje rend grâce aux héroïnes sans gloire. À celles qui refusent la complaisance et les sanglots, qui disent « non » sans haine, à l’injustice et à la bêtise des hommes.

    © Giovanni Cittadinicesi

    [Source : communiqué de presse]

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