The end of animals : “J’ai toujours été sensible à la disparition des animaux”
© The end of animals
Rencontre avec le street artist The end of animals, qui nous plonge dans son univers artistique et nous partage sa sensibilité pour les animaux en danger.
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Théo. Je suis entre Paris et le sud de la France. Depuis que je suis petit, j’aime beaucoup la culture hip-hop. J’ai toujours côtoyé le milieu du street art et je m’y suis vraiment mis à mon tour il y a 3-4 ans. Je suis sommelier dans la vie, et en ce moment avec la crise, les restaurants fermés, j’en profite pour faire des pochoirs ou coller mes animaux dans la rue.
D’où vient ton nom d’artiste ?
Il est né lors de mes différents voyages, où je trouvais souvent les lieux pollués ou sans infrastructures. J’ai toujours été sensible à la disparition des animaux, à l’environnement. Mon nom est donc venu de là, de l’extinction des animaux.

© The end of animals
Peux-tu nous en dire un peu plus sur cette pratique du pochoir que tu affectionnes particulièrement ?
Je fais soit des pochoirs en plusieurs couches, soit uniquement en noir et blanc. J’ai commencé tout petit, avec un mur au fond de mon jardin que je taguais. J’ai deux techniques de prédilection : le pochoir et le collage. Avec les différents couvre-feux et confinements, je privilégie les collages car c’est plus rapide.
Quel message souhaites-tu faire passer à travers tes œuvres ?
Mon univers est animalier et concerne plus particulièrement les animaux en danger, en voie d’extinction, voire en déclin total. C’est ce qui m’a donné envie de m’exprimer artistiquement et de sensibiliser les gens à la préservation de la nature, des animaux et de l’environnement.

© The end of animals
Peux-tu nous parler de tes projets actuels ou à venir ?
J’expose jusqu’au 31 mai à la galerie Echomusée, à la Goutte d’Or, avec le Collectif O². Dans un futur proche j’aimerais m’associer à une association caritative ou un refuge, afin de leur verser des fonds avec la vente de mes toiles. Je fais aussi pas mal d’échanges à l’étranger, des collabs où on s’envoie mutuellement nos créations (Brésil, Japon, États-Unis, Espagne). Je serai également présent au PasteUp Athens Festival ainsi qu’au Paste-Up Festival Germany au début de l’été.

© The end of animals
Plus d’informations sur le compte Instagram de The end of animals.
Propos recueillis par Anastasia Le Goff
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