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KUBY : “Genesis a marqué le début de ce dans quoi je voulais évoluer”

Adèle Chaumette 10 juillet 2020
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Rencontre avec Kuby, jeune producteur et dj prometteur de la musique électronique actuelle. Zoom sur son parcours, ses inspirations musicales et décryptage de son premier EP Genesis sorti en mars 2020 .

Quand as-tu commencé à faire de la musique ?  

J’ai tout d’abord été introduit à la musique au collège, à l’âge de 14 ans en choisissant l’option orchestre qui m’a donné une bonne approche de cet art. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à composer quelques prods de rap et c’est un peu plus tard, à 16 ans que j’ai exposé sur SoundCloud mes premières instrus. Pour ce qui est du mixage, j’ai débuté au même moment, à 16 ans, mais c’est plus tard que j’ai vécu mes premiers live en mixant pour de nombreuses soirées étudiantes, notamment au théâtre de l’Européen en 2018 et au Théâtre d’Or en 2019.

Comment pourrais-tu décrire ton évolution musicale, de tes débuts à aujourd’hui ?

Dès l’âge de 14 ans, j’ai commencé la musique en produisant uniquement des instrus rap car c’était le style de musique que j’écoutais au quotidien et qui m’inspirait énormément. C’est au lycée, à l’âge de 16 ans que j’ai commencé à me pencher sur la musique électronique. À partir de ce moment-là, j’ai exploré toutes les facettes de l’EDM (Electronic Dance Music), en commençant par l’électro, la house, en passant par la dubstep ou la techno. Même si je garde un intérêt élevé pour le rap et qu’il m’arrive encore de composer des instrus dans ce style, je me focalise depuis maintenant quelques années sur la musique électronique en général et c’est cette dernière que j’ai envie de partager.

Quelles sont tes principales inspirations musicales ?

Au niveau du rap c’est sans aucun doute le rappeur américain Asap Ferg et son album Traplord (2013) qui m’a réellement marqué et donné envie de me lancer dans la musique. Je suis inspiré quotidiennement par le disco et sa richesse musicale, et plus particulièrement par Donna Summer. Pour ce qui est des artistes de musique électronique, nombreux sont ceux qui m’ont inspiré, mais si je devais choisir les plus important ,ce serait Jeff Mills et Robert Hood, pionniers de la musique techno originaires de Detroit. Plus récemment, il y a aussi le groupe berlinois FJAAK et le dj/producteur italien T78.

À quelle fréquence composes-tu ?

Je ne me limite pas à un emploi du temps et ne fonctionne pas à en organisation précise dans mon travail, il est donc difficile de parler de fréquence. J’ai des périodes plus axées sur le mixage comme des périodes uniquement consacrées à la production même si j’essaye de composer et de créer de manière quasi quotidienne. Tout dépend de l’inspiration que je vais avoir, de mon état d’esprit du moment, de l’ambiance qui va m’entourer. Ce sont des facteurs importants reliées directement à la créativité dont j’ai besoin pour produire.

Tu as sorti Genesis pendant le confinement, ton premier EP sur les plateformes. Avais-tu des attentes précises suite à cette sortie ?

Je n’avais pas spécialement d’attentes précises en ce qui concerne Genesis, j’étais surtout content d’avoir pu rassembler une partie de mes morceaux sur un seul et même projet. En effet, les sons présents sur l’EP avaient tous été créés sur plusieurs mois, de manières indépendantes, sans forcément de suite logique entre eux, et ils étaient d’ailleurs déjà disponibles sur Sound Cloud.

Pour quelles raisons as-tu choisi cette EP pour concrétiser et dévoiler ton travail sur les plateformes musicales ?

J’étais fier de sortir un projet où l’on retrouve plusieurs aspects de la musique électronique tout en gardant et ressentant une bonne concordance entre chaque titre. J’ai jugé bon de les rassembler en un seul projet. Même si l’EP n’a pas eu une visibilité énorme car je débute dans ce milieu, les retours ont tous été positifs et encourageant. C’était important et significatif pour moi, ça a marqué le début de ce que je voulais faire, de ce dans quoi je voulais évoluer.

Qu’envisages-tu pour la suite de ton évolution dans la musique ?

Je compte sortir des singles de manière régulière et mensuelle, jusqu’à acquérir ma propre identité musicale et visuelle, propre à mon style. En ce qui concerne le futur, je veux en faire mon métier et vivre de cela : continuer à produire ma musique et continuer à mixer en live.

Les soirées électro/techno préférées de Kuby :

Rex Club, La machine du Moulin Rouge, Possession, ou encore La Toilette .

Retrouvez Kuby sur Instagram et sur les plateformes : Spotify , Deezer , Sound Cloud 

Propos recueillis par Adèle Chaumette

 

 

 

 

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