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    Mais qu’est-ce qu’on a encore fait au box-office français ?

    Lucile Bellan 28 janvier 2019
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    Près de cinq ans après la sortie de Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, Philippe de Chauveron et son clan remettent ça. La suite fera-t-elle aussi bien que les 12,3 millions de spectateurs du premier volet ?

    C’est toujours le grand mystère du box-office. Comment réussissent les suites des grands succès ? Les réalisateurs qui cartonnent font-ils toujours de bons scores pour les films suivants ? Philippe de Chauveron a connu un succès incroyable avec son Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, sorti au printemps 2014, mais si le film a de quoi amasser sans peine quelques millions de spectateurs, rien ne dit qu’il atteigne de nouveau des sommets. Parce qu’il n’y a pas de recette.

    En tout cas, le réalisateur n’est pas devenu bankable en un claquement de doigts. Même s’il n’en était pas à son premier succès (1,5 million d’entrées pour L’Élève Ducobu, 1 million pour sa suite), son nom peine à s’inscrire dans la mémoire du public français. Les films qui ont suivi Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? n’ont pas eu le succès attendu, notamment À bras ouverts, dont l’esprit semblait pourtant le même (et dans lequel on retrouvait Christian Clavier et Ary Abittan). Un “petit” million d’entrées pour cette comédie, et moins de 400 000 tickets pour Débarquement immédiat, cousin de Midnight Run avec Medi Sadoun et Ary Abittan (encore lui).

    Prenons le cas Jean-Marie Poiré : après les 13,7 millions des Visiteurs, le réalisateur a d’abord réalisé Les Anges gardiens, avec Christian Clavier et Gérard Depardieu, qui a tout de même réuni 5,7 millions de spectateurs, puis est revenu aux aventures de Jacquouille et Godefroy avec Les Couloirs du temps, qui a totalisé 8 millions d’entrées. Le principe semble tout de même être le suivant : après un gros carton, les suites fonctionnent, mais pas aussi bien. Sans doute parce que l’effet de surprise n’est plus là, mais aussi parce que le premier volet n’a pas forcément plu à tous les spectateurs. Pour clore le chapitre Poiré, on rappellera tout de même que le dernier opus des Visiteurs, sorti en avril 2016, a réuni “seulement” 2,2 millions d’aficionados. Soit 6 fois moins que le premier film en 1993.

    Chez Dany Boon, après une Maison du bonheur à 1,1 million d’entrées, il y eut le carton Bienvenue chez les Ch’tis et ses 20,5 millions légendaires. Puis ce fut la descente, mais toujours avec des scores impressionnants néanmoins : 8,2 millions pour Rien à déclarer, 5,3 millions pour Supercondriaque, 4,6 millions pour RAID Dingue… et 5,6 millions pour La Ch’tite famille, l’étiquette ch’ti du film ayant permis de légèrement relancer la machine.

    On le constate en tout cas à la lumière de ces quelques exemples : après un succès, les auteurs de comédies populaires continuent à attirer le public dans leurs salles, mais il faut néanmoins s’attendre à ce que les scores soient moins hauts et s’en satisfaire. D’autant qu’ils restent généralement tout à fait enviables. Beaucoup d’autres cinéastes s’en contenteraient volontiers…

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