“Chroniques de nos jours invisibles” : une exposition photographique de Camille Reynaud aux Déchargeurs
Le dimanche 28 novembre à 16h se déroulera le vernissage de l’exposition de Camille Reynaud, qui se tiendra jusqu’au 21 décembre 2021. Exposition conçue autour du spectacle Hors de moi.
Chronique, nom féminin : récit d’événements réels ou imaginaires qui suit l’ordre du temps.
Chronique, adjectif : se dit d’une maladie qui s’installe lentement mais, le plus souvent, définitivement.
La maladie transforme le quotidien, elle inverse l’ordinaire et l’extraordinaire. Elle décale. À travers cette série de photographies, l’artiste Camille Reynaud a cherché à faire ressortir ce qui d’ordinaire ne se voit pas.

© Camille Reynaud
À propos de Camille Reynaud
Auteure et photographe, Camille Reynaud explore des formes de narration qui entremêlent documentaire et fiction, sciences dures et littérature, texte et image. Également contributrice de la revue Switch On Paper, elle anime en parallèle des ateliers d’écriture et est lauréate du Prix du Jeune Écrivain 2021. Et par endroits ça fait des nœuds est son premier roman. Il évoque la maladie, une rupture d’anévrisme.
Camille Reynaud a 23 ans quand survient, lors d’un séjour en Espagne, l’impensable : une rupture d’anévrisme. Cette expérience va bouleverser la vie de la jeune femme. Son quotidien bascule : son corps l’a abandonnée.
J’ai tout perdu d’un coup. J’ai été privée de ma capacité à écrire, à lire. Mon entreprise littéraire a consisté à me réapproprier mon outil de réflexion, à renouer avec l’écriture”, explique la jeune auteure, qui a écrit son roman au cours de sa première année de Master. L’écriture est précise et organique, faisant appel à des souvenirs douloureux, évoquant un corps meurtri, une âme blessée : “J’ai voulu travailler, à la fois, sur l’aspect médical et sur la langue. Je me suis emparée de mon stylo comme d’un scalpel, qui m’a permis de disséquer ma propre histoire, de remonter le fil de mon parcours.”
Et par endroits ça fait des nœuds raconte différents épisodes de la vie de Camille, de l’accident à la résilience. Ce roman est celui de la réconciliation, avec soi, les proches et un corps qui, soudain, dysfonctionne. Nourri de nombreuses références artistiques, d’Hervé Guibert à Yayoi Kusama, en passant par Vivian Maier, le roman et le travail photographique de Camille Reynaud questionnent le corps dans tous ses états.
[Source : communiqué de presse]
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